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Particularités de communication dans l’autisme

Les particularités de communication chez la personne autiste

Vous êtes parent, proche aidant ou professionnel et vous vous interrogez sur la communication d’une personne autiste ?

Vous observez un retard de langage, une absence de parole ou une façon différente de s’exprimer ?

Cette page vous aide à comprendre les particularités de communication dans l’autisme et à identifier les solutions concrètes pour soutenir l’expression au quotidien.


Suis-je concerné ?

Vous pouvez être concerné si vous observez chez votre enfant ou chez une personne autiste :

  • un retard ou une absence de langage oral,
  • l’absence de babillage,
  • l’absence de pointage pour désigner un objet,
  • un usage limité ou répétitif du langage,
  • des difficultés à interagir par la parole.

Certaines personnes autistes ne développent pas la parole.

D’autres utilisent des mots sans intention d’échange social ou avec un usage très spécifique.


Comprendre l’essentiel

Chez les enfants neurotypiques, le langage oral apparaît en général entre 12 et 18 mois.

Chez certains enfants autistes, le développement du langage peut être plus tardif ou suivre une trajectoire différente.

Il est important de rappeler qu’aucune intervention ne garantit l’apparition du langage verbal.

Cela ne doit pas empêcher de proposer d’autres moyens pour communiquer.

Les personnes autistes peuvent aussi présenter des particularités dans la communication non verbale :

  • difficulté à comprendre les messages implicites,
  • difficulté à interpréter les émotions,
  • difficulté à utiliser certains codes sociaux.

Ces différences ne sont pas des déficits.

Elles correspondent à un mode de communication différent.


Mes démarches : comment soutenir la communication ?

Étape 1 – Proposer une alternative à la parole

Chaque personne a le droit d’exprimer ses besoins, ses émotions et ses choix.

Si la parole est absente ou limitée, vous pouvez mettre en place une communication alternative et améliorée (CAA).

La CAA désigne l’ensemble des outils et stratégies qui permettent à une personne de communiquer autrement ou mieux que par la seule parole orale.

Elle peut inclure :

  • des objets ou des photos,
  • des supports visuels structurés,
  • des pictogrammes,
  • des tablettes ou applications de communication,
  • des systèmes de signes comme le Makaton.

La CAA ne remplace pas le langage oral. Au contraire, elle peut favoriser son développement. Elle est utilisée en complément ou en remplacement quand la parole n’est pas accessible.

Important

La Haute Autorité de Santé est très claire : il n’existe AUCUN prérequis pour mettre en place la CAA.

Elle peut être proposée dès le plus jeune âge, quel que soit le niveau de développement de l’enfant, même sans diagnostic formel.

Pour être efficace, le projet de communication doit :

  • Être élaboré à partir d’une évaluation approfondie par un orthophoniste formé,
  • Couvrir à la fois la communication réceptive (comprendre) et expressive (s’exprimer),
  • Impliquer toute la famille et tous les professionnels qui entourent la personne,
  • Être généralisé dans tous les lieux de vie : école, maison, loisirs…,
  • S’appuyer sur les intérêts et les particularités de la personne,
  • Être supervisé par un professionnel spécifiquement formé en CAA,

Étape 2 – S’appuyer sur des méthodes reconnues

Certaines approches sont reconnues pour soutenir la communication :

  • La méthode TEACCH (Treatment and Education of Autistic and related Communication Handicapped Children) propose une structuration de l’environnement. Elle favorise l’autonomie et utilise des supports visuels.

Étape 3 – Se faire accompagner

Des professionnels formés peuvent vous aider :

  • orthophoniste,
  • éducateur spécialisé,
  • psychologue.

Ils peuvent :

  • évaluer les compétences verbales et non verbales,
  • identifier les besoins spécifiques,
  • choisir l’outil de CAA adapté,
  • former l’entourage à son utilisation.

Un outil comme ComVoor (ou ComFor) permet d’évaluer les prérequis à la communication et d’orienter le choix des supports visuels.

Attention

L’outil choisi doit rester accessible à la personne autiste dans tous les contextes : domicile, école, lieux publics.


À qui m’adresser ?

Vous pouvez contacter :

  • un orthophoniste,
  • un centre de ressources autisme (CRA),
  • un professionnel formé à la CAA,
  • les services de votre territoire (école, structures médico-sociales).

Si vous ne trouvez pas d’orthophoniste, vous pouvez consulter le document du CRAIF : « Je ne trouve pas d’orthophoniste, que faire ? »


À retenir

Les personnes autistes peuvent présenter des particularités dans la communication verbale et non verbale :

  • difficultés à comprendre les messages implicites,
  • à décrypter les émotions
  • ou à utiliser certains codes sociaux.


Ces atypies ne sont pas des déficits, mais des modes de communication différents qui nécessitent des ajustements et de la compréhension de la part de l’entourage.


Certains utilisent des moyens alternatifs comme les pictogrammes, les gestes, l’écriture ou les technologies numériques pour s’exprimer.

Adapter sa communication (clarté, supports visuels, temps de réponse) permet de mieux interagir avec une personne autiste et de respecter son mode de fonctionnement.


Ressources complémentaires

Recommandations de bonnes pratiques

Consultez la page dédiée.

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