Avoir une vie relationnelle quand on est une personne autiste
Avoir une vie affective, relationnelle et sexuelle quand on est une personne autiste
Vous êtes une personne autiste et vous vous posez des questions sur vos relations, vos émotions ou votre vie sexuelle ?
Cette page vous aide à comprendre, à repérer des situations concrètes et à savoir à qui vous adresser.
Vous y trouverez des repères simples pour mieux vivre vos relations et faire vos choix.
Suis-je concerné ?
Vous êtes concerné si :
- vous êtes une personne autiste,
- vous avez des questions sur les relations amicales, amoureuses ou sexuelles,
- vous avez des difficultés à comprendre les codes sociaux ou affectifs,
- vous souhaitez rencontrer des personnes ou construire une relation.
Comprendre l’essentiel
Avoir une vie relationnelle, affective et sexuelle satisfaisante est un droit fondamental.
C’est aussi un élément important du bien-être et de la qualité de vie.
L’autisme peut rendre certaines interactions plus difficiles.
Il peut être plus compliqué de comprendre les messages implicites ou les émotions des autres.
Dans les relations, beaucoup de règles ne sont pas expliquées.
Par exemple, un sourire peut avoir plusieurs significations.
Cela peut rendre l’ajustement à l’autre plus difficile, même sans déficience intellectuelle.
Malgré ces difficultés, chaque personne autiste peut avoir une vie sociale, amicale et affective épanouissante.
Mes démarches / comment faire
– Comprendre les relations sociales
Vous pouvez apprendre des repères pour mieux comprendre les relations.
Il existe plusieurs cercles relationnels :
- un inconnu : personne que vous ne connaissez pas,
- une connaissance : personne avec qui vous échangez parfois,
- un ami : personne proche avec qui vous partagez des moments,
- la famille : personnes très proches.
Une relation peut évoluer avec le temps.
Une connaissance peut devenir un ami.
Les règles changent selon la relation.
Par exemple :
- vous pouvez vouvoyer un inconnu,
- une personne qui pose des questions peut vouloir mieux vous connaître,
- un sourire ou une demande de contact peut montrer un intérêt relationnel.
– Faire des rencontres
Vous pouvez rencontrer des personnes dans différents contextes :
- activités qui vous intéressent,
- bénévolat,
- lieux de loisirs.
Ces situations facilitent les échanges et les sujets de conversation.
Il existe aussi des sites ou applications de rencontres entre personnes autistes.
Vous pouvez les trouver avec une recherche sur internet.
Ces outils permettent de filtrer selon vos intérêts.
Vous pouvez aussi rejoindre un groupe d’entraide mutuelle (GEM).
Les GEM (groupements d’entraide mutuelle) permettent :
- de rencontrer d’autres personnes autistes,
- d’échanger entre pairs,
- de rompre l’isolement,
- de reconstruire du lien social.
Trouver un GEM près de chez vous grâce à la carte présente sur le site Psycom.
– Vivre une relation amoureuse
Comme n’importe qui, une personne autiste peut tomber amoureuse.
Plusieurs situations existent :
- relation avec une personne neurotypique,
- relation avec une personne neuroatypique.
Dans tous les cas, la communication est essentielle.
Une relation peut demander des ajustements :
- comprendre le fonctionnement de chacun,
- prendre en compte les particularités sensorielles,
- gérer la fatigue ou les émotions.
Les relations peuvent demander de l’énergie.
Les éléments importants sont : communication, consentement et bienveillance.
Une personne peut aussi ne pas vouloir de relation.
Ce choix doit être respecté.
– Avoir des relations sexuelles
Vous pouvez avoir des relations sexuelles si vous le souhaitez.
Il n’existe pas une seule manière de vivre sa sexualité.
La sexualité peut être différente selon les personnes.
Les particularités sensorielles peuvent influencer la sexualité :
- hypersensibilité (contacts désagréables ou douloureux),
- hyposensibilité (besoin de sensations plus fortes).
Ces particularités peuvent rendre certaines situations complexes.
Les comportements jugés inappropriés peuvent être liés à des difficultés à comprendre les règles sociales.
– Comprendre l’éducation à la sexualité
Vous êtes acteur de votre vie affective et sexuelle.
L’éducation à la sexualité permet :
- de comprendre les relations,
- de mieux communiquer,
- de faire des choix éclairés.
Les supports peuvent être adaptés : images, vidéos, objets.
Les informations doivent correspondre à votre niveau de compréhension.
Cette éducation permet aussi de se protéger.
Vous pouvez apprendre à :
- dire non,
- demander de l’aide,
- reconnaître une situation abusive.
Vous pouvez parler de vos sentiments avec un professionnel de santé ou un proche.
Mes droits / dispositifs existants
Vous avez le droit à une vie affective et sexuelle.
Vous pouvez accéder à des informations, à un accompagnement et à des soins adaptés.
Des structures existent pour vous accompagner.
À qui m’adresser ?
Vous pouvez contacter différents professionnels :
– Professionnels de santé :
- médecin généraliste,
- gynécologue,
- sage-femme,
- psychologue,
- psychiatre.
Ils peuvent vous informer et vous accompagner.
– Pharmaciens :
- délivrent la contraception,
- conseillent,
- délivrent la contraception d’urgence.
Depuis janvier 2023, certains préservatifs sont gratuits pour les moins de 26 ans.
La contraception est gratuite pour les jeunes filles mineures de moins de 15 ans.
– Les centres de planning familial :
- proposent des consultations,
- prescrivent une contraception.
– Centres Intimagir :
- répondent aux questions sur la vie intime, affective et sexuelle,
- présents dans plusieurs régions.
Trouver un centre Intimagir près de chez moi.
Rapprochez-vous de votre maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour plus d’informations.
En cas de violences sexuelles
Vous pouvez demander de l’aide.
Numéros et services :
- 39 19 : Violences Femmes Info
- 0 800 05 95 95 : SOS Viols Femmes Informations
- 116 006 : aide aux victimes
- 01 42 17 12 00 : centres d’information sur les droits des femmes
- tchat avec la brigade numérique
- Le service d’aide aux victimes : victimes@france-victimes.fr
Vous pouvez aussi vous adresser :
- à la police ou à la gendarmerie,
- à une association comme En avant toutes,
- à un professionnel de santé,
- à un service d’aide aux victimes.
Consultez les sites d’aides aux victimes de violences :
À retenir
- Vous avez le droit à une vie affective et sexuelle.
- Les relations peuvent demander des repères et de l’apprentissage.
- Des aides et des lieux existent pour vous accompagner.
- Vous pouvez demander de l’aide en cas de difficulté ou de violence.